Je
ne peux que constater depuis quelques temps déjà, avec un un immense
regret mais non sans espoir d'un retournement de la situation un jour
futur, que le quatrième pouvoir, tous les médias confondus, a cédé sa
place dans la bourse des valeurs à la société civile, appelée aussi la
rue ou l'opinion publique actives et agissantes...
Les raisons sont nombreuses
semble-t-il...Sont-elles imputables à la formation des "journalistes",
laquelle pourtant ne se fait plus sur le tas, ou à l'absence de vocation
de certains d'entre eux...ou encore à la prise en charge du secteur par
les pouvoirs financier, économique et autres lobbies...ou au
sectarisme...ou au régionalisme...ou au corporatisme...? Est-il possible
de croire, de nos jours, qu'il suffit d'avoir de l'argent pour s'ériger
en quatrième pouvoir...? Quoiqu'il en soit, à observer la scène
médiatique, le quatrième pouvoir a, pour l'heure, bel et bien, perdu sa
position à la bourse des valeurs...
Il
suffit, objectivement, de relever que les articles de fond ainsi que
ceux d'investigation et d'analyse ne répondent plus aux critères de ces
formes exigeantes de journalisme. Sans parler que dans beaucoup de cas,
il y a recours au plagiat sans vergogne ou à l'appropriation indues
d'idées d'autrui sans en mentionner l'origine...La liberté de la presse
n'est-elle pas associée à la liberté de conscience...
Les
auteurs, créateurs, innovateurs et libres dans leurs pensées devraient
soigneusement choisir le média auquel ils remettent leurs œuvres
(écrites ou orales), car c'est eux qui permettent à un média de se
targuer ensuite de quatrième pouvoir grâce à leurs idées...N'est pas en
fait quatrième pouvoir qui veut...Naceur Ben Frija, le 20 mai 2015.
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