mercredi 20 mai 2015

Le 4ème pouvoir cède sa place dans la bourse des valeurs à la société civile...

Je ne peux que constater depuis quelques temps déjà, avec un un immense regret mais non sans espoir d'un retournement de la situation un jour futur, que le quatrième pouvoir, tous les médias confondus, a cédé sa place dans la bourse des valeurs à la société civile, appelée aussi la rue ou l'opinion publique actives et agissantes...

Les raisons sont nombreuses semble-t-il...Sont-elles imputables à la formation des "journalistes", laquelle pourtant ne se fait plus sur le tas, ou à l'absence de vocation de certains d'entre eux...ou encore à la prise en charge du secteur par les pouvoirs financier, économique et autres lobbies...ou au sectarisme...ou au régionalisme...ou au corporatisme...? Est-il possible de croire, de nos jours, qu'il suffit d'avoir de l'argent pour s'ériger en quatrième pouvoir...? Quoiqu'il en soit, à observer la scène médiatique, le quatrième pouvoir a, pour l'heure, bel et bien, perdu sa position à la bourse des valeurs... 

Il suffit, objectivement, de relever que les articles de fond ainsi que ceux d'investigation et d'analyse ne répondent plus aux critères de ces formes exigeantes de journalisme. Sans parler que dans beaucoup de cas, il y a recours au plagiat sans vergogne ou à l'appropriation indues d'idées d'autrui sans en mentionner l'origine...La liberté de la presse n'est-elle pas associée à la liberté de conscience...

Les auteurs, créateurs, innovateurs et libres dans leurs pensées devraient soigneusement choisir le média auquel ils remettent leurs œuvres (écrites ou orales), car c'est eux qui permettent à un média de se targuer ensuite de quatrième pouvoir grâce à leurs idées...N'est pas en fait quatrième pouvoir qui veut...Naceur Ben Frija, le 20 mai 2015.

samedi 19 juillet 2014

Quelle stratégie pour lutter contre le terrorisme actuel?

Sous Bourguiba comme sous Ben Ali le terrorisme était imputé à des individus et des mouvements locaux, il revêtait donc un caractère national... Aujourd’hui, la Tunisie est exposée à un terrorisme international d’une autre envergure…qui exige une autre réponse et par conséquence une autre stratégie impliquant nécessairement une approche régionale et internationale…Naceur Ben Frija, le 19 juillet 2014.

dimanche 24 février 2013

Qui mieux que le président de l'ANC pourrait nous éclairer sur l'état d'avancement de la rédaction de la constitution et les points d'achoppement?

Ettekatol dit qu'il propose un calendrier pour l'organisation des élections en octobre ou décembre 2013. Ces dates sont avancées sur quelles bases? Alors que ce parti fait partie d'une coalition gouvernementale et dont le leader est président de l'ANC chargée d'élaborer la nouvelle constitution et de penser les préparatifs des prochaines élections. Est-ce un message pour dire qu'il existerait des parties au sein de l'ANC qui mettraient des bâtons dans les roues pour empêcher l'accélération de la rédaction de la nouvelle constitution et partant pour retarder la tenue des prochaines élections? Qui mieux que le président de l'ANC pourrait nous édifier sur ces questions...en particulier sur l'état d'avancement de l'écriture de la nouvelle constitution...? Naceur Ben Frija, le 24 février 2013.

samedi 23 février 2013

Le réalisme et le patriotisme nous dictent de privilégier le longterme...

La priorité doit être accordée à l'adoption de la nouvelle constitution, et dans dans la foulée, à l'organisation des élections générales...toutes autres revendications ne sont pas réalistes dans la situation actuelle où partis au pouvoir et opposition... cherchent à se positionner ...en prévision des prochaines élections...Naceur Ben Frija, le 23 février 2013.

mercredi 20 février 2013

Comment redonner sérénité au pays?


J’ai suivi et écouté les différentes interventions qui ont suivi  la démission du premier ministre nahdhaoui, Hamadi Jbeli. J’ai été fort surpris de constater, y compris parmi les politiciens, qu’on continue à croire au miracle que pourrait produire une nouvelle équipe gouvernementale aussi compétente soit elle. On demande une équipe restreinte, des technocrates, des non partisans ou semi-partisans et tant qu’à faire avec un programme, une feuille de route…Dans le même temps on voudrait que cette équipe se consacre à la gestion des affaires courantes et qu’elle ne reste pas longtemps aux commandes. Elle durerait le temps qui demeurerait à l’Assemblée nationale constituante pour nous présenter la future constitution laquelle serait annoncée dans les prochains mois.

Le bon sens voudrait par contre que pour remettre le pays sur les rails, il est essentiel de sortir du provisoire et du transitoire, synonymes de court terme et de stagnation. Nous sommes dans une situation où le pays ne cesse de s’enliser dans des difficultés financières et économiques avec le risque d’une crise sociale qui guète. Le court terme ne peut être propice à la mise en place de programme ni de feuille de route pour répondre aux multiples défis dont la plupart ne peuvent trouver de solution raisonnablement que dans le long terme tant au niveau de l’emploi, du tourisme, des exportations et naturellement des investissements. Il est difficile de convaincre, même les meilleures volontés parmi les amis de la Tunisie, de venir investir dans ce climat d’atermoiements politique.  

Je constate simplement que l’intérêt du pays n’est suffisamment pris en compte. Il y aurait davantage comme une lutte pour le pouvoir entre les nouveaux gouvernants et les anciens qui aspirent, les uns à garder des privilèges tombés du ciel et nouvellement acquis, et les autres qui tentent de préserver leurs privilèges et au besoin revenir au pouvoir... Il semble que dans ce jeu politique tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Seulement les résistances du pays diminuent. Il risque de tomber sur ses genoux. Ajouter à cela le contexte régional et international. Où se situe dès lors l’intérêt du pays dans tout cela?

Le seul miracle possible qui pourrait sortir le pays de la situation actuelle ne réside pas dans la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, mais dans la mise en place d’une équipe aux postes ministériels clés. Celle-ci, tout en gérant les affaires courantes, s’attèlerait  et à préparer et à garantir l’organisation des prochaines élections générales dans les meilleures conditions et avec toute la crédibilité nécessaire pour leur réussite. Dans le même temps, il convient de susciter l'accélération de l’élaboration et de l'adoption de la nouvelle constitution.

Le nouveau premier ministre procèderait ainsi à un simple remaniement touchant les postes clés et les rouages ayant un impact certain sur la tenue d’élections véritablement démocratiques. On gagnerait à organiser ces élections le plus rapidement possible.

Il faut en finir avec la perte de temps à essayer de constituer un nouveau gouvernement forcément provisoire. Ce dernier ne pourra pas résoudre les problèmes que rencontre actuellement le pays et encore moins à répondre à toutes les revendications de différents ordres.  Aussi longtemps que notre ciel manquera de sérénité, il sera difficile d’entrevoir la sortie.

Naceur Ben Frija, le 20 février 2013

mercredi 6 février 2013

Se mobiliser pour une enquête sous l'égide de l'ANC



L’assassinat qui s’est produit en Tunisie, le 6 février 2013, n’est pas dans la nature du Tunisien. Les Tunisiens ne doivent tomber dans le piège de la provocation et de la manipulation. Au-delà de condamner avec vigueur ce crime par les voies pacifiques, la société civile doit se mobiliser pour demander aux autorités de diligenter une enquête sous l'égide d’une commission à mettre en place au sein de l’ANC afin que toute la lumière soit faite dans cette affaire...Naceur Ben Frija, le 6 février 2013.