Nous avons actuellement environ une cinquantaine de partis sur la scène politique. Il faut alors s’attendre à une assez grande fragmentation des voix aux prochaines échéances électorales. Ainsi, les partis ne pourront pas tous réussir à franchir le cap du pourcentage qui sera fixé par l’Assemblée constituante (généralement entre 3 et 5% des voix) pour pouvoir prétendre aux remboursement de leurs frais de campagne.
Après les premières élections, plusieurs partis devraient disparaître de la scène ou seraient amenés à se regrouper au sein d’autres formations politiques par le simple fait de la faiblesse de leurs ressources organisationnelles. Resteront donc sur la scène les partis qui auront su mobiliser le plus grands nombre d’adhérents et d’électeurs à chaque élection. Ce qui suppose qu’ils auront dépassé les 3 ou 5% des voix à chaque scrutin, d’une part, et qu’ils aient beaucoup d’adhérents leur permettant des ressources financières régulières et suffisantes pour pouvoir poursuivre leurs activités politiques. C’est la raison pour laquelle la question du financement des partis et de la provenance de leurs ressources financières est primordiale.
Quant à l’instabilité politique que pourrait engendré le régime parlementaire et qui est souvent invoquée pour le repousser et lui préférer le régime semi-présidentiel. Il faut savoir, que dans les deux cas le choix du mode de scrutin (majoritaire à un ou deux tours, proportionnel ou combinaison des deux) est important et c’est le mode de scrutin qui conditionnera la stabilité gouvernementale dans le régime parlementaire comme dans le régime semi-présidentiel. Parler actuellement d’instabilité gouvernementale dans un régime parlementaire, c’est un peu spéculer. La Tunisie a sa spécificité. Et la Nation tunisienne peut très bien faire sa propre expérience du régime parlementaire.
Mardi, 09 mars 2011
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