dimanche 22 mai 2011

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE BEJI CAÏD ESSEBSI,

  Monsieur le Premier ministre, je m’adresse à vous en tant que patriote qui aime son pays. Vous étiez l'un des premiers opposant en Tunisie pour défendre la démocratie et les libertés fondamantales à une période où ces revendications se murmuraient.
Je vais être bref et direct parce que je sais que vous allez manquer de temps pour mener à bien ce que le Peuple tunisien revendique.
Le Peuple tunisien, qui a déclenché la Révolution, attend de vous les décisions idoines pour entamer la réconciliation nationale. Le Peuple tunisien demandait dès le 14 janvier :

-   La formation d’un gouvernement de transition pour préparer les réformes politiques nécessaires. Un gouvernement composé d’apolitiques chargé de gérer les affaires courantes. Les leaders des partis politiques, pour leur part, doivent s’atteler à s’organiser en vue des prochaines échéances électorales et non, pas pour l’heure, à faire partie d’un quelconque gouvernement.
-    Le jugement, s’il y a lieu, des anciens responsables pour leur gestion politique douteuse (au gouvernement et au RCD).
-   L’établissement d’une liste exhaustive à cet effet, sachant que le Peuple n’est pas dupe à ce sujet.
-   Le jugement des personnes soupçonnées de malversations.
-   Continuer à écouter le Peuple, qui est décidé à faire preuve de vigilance, de discernement et d’action, en mettant en place les structures nécessaires de communication durant cette période transitoire.
-  Les Commissions mises en place à ce jour doivent retrouver leur légitimité aux yeux du Peuple pour qu’elles poursuivent leurs activités dans les meilleures conditions possibles.

Le Peuple a confiance dans son Armée, sa fierté. Il ne transigera pas, autant répondre à ses attentes et rester à son écoute. La réconciliation nationale coulera de source. C’est le souhait de tous les Tunisiens qui sont attachés à la souveraineté et l’invulnérabilité de leur pays.
 Naceur BEN FRIJA
Dimanche, 27 février 2011

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